Mais au fait, c’est quoi la QVCT ?

Définition

La Qualité de Vie et des Conditions de Travail, c’est tout ce qui fait qu’on se sent bien dans son entreprise; lorsque l’organisation interne permet de préserver ma santé physique et mentale et quand j’ai plaisir à aller travailler.

Quel est le pré requis ?

Tout d’abord, il est indispensable d’évoluer dans un cadre de travail sécurisant.

Cela suppose donc que mon N+1 fasse preuve de courage managérial. Il faut qu’il soit en capacité d’expliquer et poser les règles communes (et non d’édicter ses propres règles) mais également qu’il soit capable de recadrer voire sanctionner s’il y a transgressions par les collaborateurs.

Par ailleurs, pour que la règle soit comprise, admise et que le recadrage soit accepté et constructif, la justice et l’équité doivent prévaloir à toutes les strates de l’organisation.

Enfin, tout cela est peine perdue si le manager n’incarne pas les valeurs affichées. En effet, l’exemplarité, la cohérence entre ce que je dis et ce que je fais, l’adéquation entre les exigences que j’ai vis-à-vis des autres et celles que je m’impose à moi même sont les clefs permettant de garantir la crédibilité de celui qui fait autorité.

Et la reconnaissance dans le travail ?

Notons qu’elle est absolument essentielle. Si bien que, la reconnaissance verticale de la part de mon supérieur doit passer par des feedbacks réguliers sur mon travail. Ils doivent porter sur le contenu de mon travail et sur ma posture professionnelle. Autrement dit, ma personnalité ne doit pas entrer en compte…En outre, ces feedbacks doivent porter sur des objectifs atteignables qui m’auront été fixés au préalable.

Mais la reconnaissance horizontale (par mes pairs) ne doit pas être négligée et doit être impulsée et encouragée.

Et parce que la bienveillance n’est pas un concept « gnangnan », les managers ne doivent pas faire l’économie de valoriser et d’encourager les collaborateurs en privé comme en public. De surcroît, la question de la juste rémunération et de ne pas s’attribuer le mérite du travail de ses suboordonnés sont des éléments primordiaux.

Enfin, la considération de l’autre est la base. Avant tout, elle passe par le fait :

  • de me soucier de la réussite comme des échecs des collaborateurs
  • de m’intéresser à leur bien-être dans l’entreprise
  • d’être poli et courtois en toute circonstance
  • de cultiver le respect et la juste distance

Mentionnons que cela ne doit pas concerner que « les chefs ». Chacun de nous individuellement doit s’appliquer ces principes.

Et le principe de subsidiarité, ça consiste en quoi ?

Tout d’abord, il s’agit de prendre des décisions au plus près du terrain. 

Notons que permettre aux collaborateurs d’être acteurs dans les décisions qui concernent leur travail entraine une plus grande autonomie des salariés, renforce l’esprit de responsabilité.

Ainsi, l’engagement et l’implication des hommes et des femmes qui font vivre l’entreprise sont démultipliés. C’est également, un bon moyen pour remobiliser des salariés à bout de souffle.

Pour conclure, la subsidiarité c’est permettre à chacun d’avoir le sentiment de contribuer à la réussite collective de l’organisation et de se sentir concerné par la vie de l’entreprise.

Et justement, quelle est la place du collectif dans tout ça ?

Pour commencer, le collectif, c’est justement ce qui s’est perdu dans notre société moderne portée sur l’individualisme et la réussite personnelle.

Néanmoins, Il est devenu essentiel de le replacer au coeur de l’entreprise. Mise à part le fait que cela puisse passer par des moments conviviaux, c’est surtout en abordant le travail différemment que ce collectif trouvera sa force.

Dans ces conditions, il faut :

  • encourager la démarche de projets
  • évaluer la performance collective
  • organiser une bonne répartition de la charge de tavail au sein de l’équipe
  • développer le management participatif
  • et favoriser la collaboration.

Cela nécessite de veiller à la qualité des relations humaines ?

Rappelons que la communication et l’écoute sont la base de toute relation. Sans elles, rien n’est possible. Ainsi, former les salariés et les responsables à l’écoute active et à la Communication Non Violente (CNV) permettrait d’éviter bien des malentendus et de résoudre nombre de conflits. Nul doute que beaucoup d’entreprises vont mal car des situations de mal-être ne sont pas traitées, sont ignorées ou évitées laissant ainsi place à l’escalade des conflits impactant le travail et nécrosant le collectif. Cela peut même parfois conduire à un phénomène de clanification.

En conséquence, la gestion des conflits est indispensable pour garantir le bon fonctionnement d’une organisation. Afin d’être efficace, la direction pourra faire appel à un tiers extérieur, neutre, impartial, qui permet de garantir aux salariés, confidentialité et indépendance, base essentielle pour instaurer des échanges en confiance et aboutir ainsi à une sortie de crise.

Enfin, privilégier des relations de travail authentiques basées sur des échanges professionnels réguliers en tête à tête et en équipe où l’espace de parole de chacun est préservé évite que colère, frustration et haine s’installent durablement entre certains collaborateurs. Ainsi :

  • Apprendre : à s’exprimer de façon apaisée et constructive
  • et apprendre à écouter de façon empathique sans interpréter les propos et sans chercher à tout prix à imposer son point de vue, voilà comment mieux s’entendre et mieux se comprendre. 

Une fois que c’est fait, il est bien plus simple de trouver ensemble les solutions à nos problèmes.

Mais alors installer un baby foot, avoir une séance de massage ou un panier de fruits à l'accueil n'est pas vraiment la panacée ?

Bien sûr que non. Effectivement, la QVT a eu tendance à être dévoyée pour être réduite à ce type de pratiques. Certes le bien être physique et intellectuel sont essentiels à notre équilibre mais c’est bien en remettant le travail au coeur des préoccupations de chacun qu’on prendra soin de soi, des autres et de l’entreprise.

Donner du sens à ce qu’on fait, être aligné avec ses valeurs, ses principes et ses convictions permettent de répondre à ces 2 questions : Pourquoi suis-je là ? À quoi est-ce que je sers ?

De même, l’être humain est un être de relation de sorte qu’il a besoin de se sentir utile aux autres et à l’entreprise. Ainsi, faire un travail de qualité, avoir les moyens de réaliser du bon travail, avoir le plaisir du travail bien fait, voilà comment on tire satisfaction de ce qu’on produit dans la journée.

Et si en plus, tout cela est fait en respectant un certain équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle, plus de doutes à avoir, je peux dire haut et fort que ma Qualité de Vie et mes Conditions de Travail sont préservées.  

En conclusion, une entreprise qui fait le choix de s’inscrire dans une démarche QVCT est sans aucun doute : 

  • Plus productive (mobilisation des collaborateurs, baisse des coûts liés à l’absentéisme et au présentéisme – turn over, budget intégration/formation)
  • Plus attractive (embauche favorisée, fidélisation du personnel, les talents restent)
  • Soucieuse de son image (marque employeur, expérience collaborateur, valeurs de l’entreprise)
  • Et respectueuse de ses obligations en matière de santé et sécurité au travail (diminution des coûts des procédures).

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